Juillet 2024 marque une étape importante dans l'industrie automobile. C'est à cette date que les réglementations générales en matière de sécurité (GSR) entreront en vigueur pour toutes les immatriculations de véhicules.
La GSR a été adoptée par l'Union européenne (UE) afin de réduire au minimum les accidents de la route causés par des facteurs humains. Selon la Commission européenne (CE), jusqu'à 50 % de tous les accidents en Europe sont liés à la fatigue ou à la distraction. En prévenant la détérioration de l'état du conducteur, de nombreux accidents peuvent être évités, et la CE estime que les nouvelles réglementations permettront de sauver plus de 25 000 vies d'ici 2038.
Les règles générales de sécurité
Le GSR contient onze technologies de sécurité active qui deviendront obligatoires en quatre étapes : 2022, 2024, 2026 et 2029. Un grand nombre de huit réglementations devraient devenir obligatoires en juillet 2024 pour tous les véhicules produits et vendus en Europe.
Il s'agit des éléments suivants :
- Signal d'arrêt d'urgence,
- Inverser les informations,
- Système de surveillance de la pression des pneus,
- Assistance intelligente à la vitesse,
- Système d'information sur les angles morts,
- Déplacement du système d'information,
- Facilitation de l'installation d'un dispositif anti-démarrage avec éthylotest,
- Avertissement de somnolence et d'attention du conducteur
Bien que le système avancé d'alerte de distraction du conducteur (ADDW) soit appelé à devenir obligatoire en 2026, cela concerne les modèles de véhicules qui ont déjà reçu une homologation de type. Pour les modèles de véhicules neufs mis sur le marché après juillet 2024, il est déjà obligatoire.
Si certaines de ces fonctionnalités sont largement connues du grand public, d'autres sont plutôt nouvelles pour les conducteurs, comme l'avertisseur avancé de distraction du conducteur (ADDW) et l'avertisseur de somnolence et d'inattention du conducteur (DDAW). L'ADDW est lié à la distraction du conducteur et l'alerte lorsque celui-ci ne prête pas attention à la route devant lui. De son côté, le DDAW est lié à la fatigue et alerte les conducteurs qui montrent des signes de somnolence au volant.
Systèmes de surveillance des conducteurs
L'adoption du GSR a notamment pour conséquence l'ajout de systèmes de surveillance du conducteur (DMS). Pour répondre aux exigences, notamment en matière d'ADDW et de DDAW, les constructeurs automobiles doivent intégrer des DMS dans leurs véhicules. Il s'agit généralement de systèmes basés sur des caméras qui observent l'état du conducteur et lui envoient les alertes nécessaires pour l'informer lorsqu'il commence à somnoler ou à être distrait. Un flux constant d'images est analysé par des algorithmes intégrés au véhicule, les événements qui dépassent le seuil défini sont reconnus et des avertissements sont envoyés au conducteur via l'IHM. Il s'agit par exemple d'avertissements de distraction et de somnolence.
Cela a été un sujet majeur dans l'industrie automobile, qui a accéléré le processus d'adoption du DMS. Un niveau élevé de sécurité de base a été fixé et la concurrence s'est donc orientée vers la différenciation grâce à diverses fonctionnalités supplémentaires requises par les constructeurs automobiles. Cela a stimulé l'innovation dans le secteur des systèmes embarqués et a intensifié la concurrence entre les fournisseurs d'analyses embarquées.
Adoption publique et protection des données
Dans la sphère publique, la principale préoccupation concerne la confidentialité. Il est essentiel d'être transparent sur le processus du DMS afin de faciliter son adoption par les consommateurs. Aujourd'hui, la plupart des systèmes DMS sont principalement basés sur des caméras et enregistrent et analysent le flux à l'intérieur du véhicule, en veillant à ce que les données ne quittent jamais le véhicule. De plus, les enregistrements deviennent obsolètes après l'analyse, ce qui signifie qu'ils ne sont stockés nulle part. Au sein de l'UE, il existe des lois et réglementations strictes en matière de confidentialité des données, telles que le règlement général sur la protection des données (RGPD), qui protègent les droits des consommateurs. Si d'autres pays et régions adoptent des pratiques obligatoires similaires à celles du GSR, il est important de les soutenir par des réglementations en matière de confidentialité et de protection des données, telles que le RGPD.
Conclusion
Dans l'ensemble, ce mois de juillet est important pour tous les acteurs de l'industrie automobile ainsi que pour le grand public. Les consommateurs attendent des organismes de réglementation qu'ils protègent et renforcent leur sécurité en imposant des réglementations telles que la GSR, tandis que les constructeurs automobiles doivent trouver des moyens d'adapter et d'améliorer leurs produits afin non seulement d'intégrer ces réglementations, mais aussi de différencier leurs offres de celles de leurs concurrents.
